
Alicia Beckelynck
Naturopathe et respithérapeute
Nous accordons peu d'attention à notre façon de respirer.
Et pourtant, la manière dont nous respirons influence profondément notre énergie, notre stress et notre équilibre global.
En consultation, je constate souvent la même chose :
beaucoup de personnes sont sensibilisées à manger mieux, bouger davantage, prendre soin de leur santé mentale, mais elles ont une manière qui entretient fatigue et tensions.
Comprendre les mécanismes de la respiration permet de changer beaucoup de choses. Et c'est un des outil les plus précieux que je peux leur apporter.
On associe souvent “bonne respiration” à :
En réalité, chez une personne en bonne santé pulmonaire, le sang est déjà saturé en oxygène (environ 96 à 100 %).
Respirer davantage n’augmente donc pas l’oxygène dans le sang.
👉 Le vrai enjeu n’est pas la quantité d’air inspirée, mais la capacité de l’organisme à utiliser cet oxygène au niveau des cellules.
Le dioxyde de carbone (CO₂) est souvent perçu comme un simple déchet à éliminer.
Pourtant, il joue un rôle fondamental.
C’est le CO₂ qui permet à l’oxygène d’être libéré par le sang vers les cellules (effet Bohr, bien connu en physiologie).
Sans un niveau suffisant de CO₂ :
👉 Le CO₂ est indispensable à une bonne oxygénation cellulaire.
Le stress, même léger ou chronique, modifie automatiquement la respiration :
Cette hyperventilation est souvent discrète et inconsciente, mais ses effets sont bien réels :
👉 Beaucoup de personnes respirent trop… sans s’en rendre compte.
Le rythme respiratoire est principalement régulé par le CO₂, pas par l’oxygène.
Lorsque la respiration ralentit et devient plus sobre :
Résultat :
👉 La respiration est l’un des leviers les plus directs pour réguler le système nerveux.
Chaque personne possède une tolérance différente au CO₂.
👉 Apprendre à respirer efficacement, c’est aussi améliorer progressivement cette tolérance.
La respiration est profondément individuelle.
Il n’existe pas de “bonne respiration” universelle à appliquer mécaniquement.
C’est pourquoi, dans mon accompagnement en naturopathie, je propose :
À partir de là, il devient possible de :
soutenir à la fois l’énergie, le système nerveux et l’équilibre global.
Une respiration efficace :
Elle est discrète, lente, économique.
🌿 Respirer mieux, c’est souvent apprendre à respirer moins… et à respirer juste.
Si vous souhaitez mieux comprendre votre respiration et être accompagné(e) dans cette démarche, il est possible d’avancer pas à pas, en douceur, dans un cadre respectueux de votre rythme et de votre physiologie.
Références :
https://www.nature.com/scitable/topicpage/cell-energy-and-cell-functions-14024533/
Meeus et al., 2013 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0165032725020002
Qian Luo et al., 2025 https://link.springer.com/article/10.1038/s41598-025-92017-5
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Crédit photo : Canva - Timbicus
Une respiration efficace au repos est une respiration :
Elle ne cherche pas à faire entrer plus d’air, mais à optimiser l’utilisation de l’oxygène par les cellules, tout en apaisant le système nerveux.
Pas forcément.
Chez une personne en bonne santé, le sang est déjà bien oxygéné.
Respirer trop profondément ou trop souvent peut au contraire :
👉 Respirer mieux ne signifie pas respirer plus.
Le CO₂ est indispensable à la libération de l’oxygène vers les cellules (effet Bohr).
S’il est trop bas :
Le CO₂ n’est pas un déchet à éliminer à tout prix, mais un régulateur essentiel.
Oui. Le stress entraîne automatiquement une respiration plus rapide et plus haute, souvent sans que l’on s’en rende compte.
Cette hyperventilation superficielle :
C’est pourquoi agir sur la respiration permet d’agir directement sur la réponse au stress.
La respiration est l’un des leviers les plus rapides et les plus accessibles pour calmer le système nerveux.
Elle ne remplace pas un accompagnement global si le stress est chronique, mais si elle est correctement pratiquée, elle permet à court terme :
Certains signes peuvent orienter :
Mais l’observation directe de la respiration reste la plus fiable.
La respiration est un automatisme profondément ancré.
Il est souvent difficile de percevoir seul ses propres schémas respiratoires.
Un accompagnement permet :
Après seulement quelques exercices, les personnes ressentent :
Mais le quotidien n’est pas changé pour autant. Pour avoir des effets à long terme, on a besoin de plus de temps.
La respiration se rééduque comme un muscle ou un réflexe, avec douceur et régularité. Les progrès seront fonction de la répétition et de la qualité des exercices.
En quelques séances accompagnées de pratique à la maison, on parvient à rééduquer le réflexe de ventilation, et une fois qu’il est installé, les bienfaits s’invitent pour longtemps.
Oui. L’énergie est produite au niveau cellulaire, et dépend directement de :
Une ventilation plus efficace soutient ces trois axes simultanément.
Non.
La respiration est un pilier fondamental, au même titre que :
Elle vient soutenir et potentialiser les autres dimensions de l’hygiène de vie.
J’invite les personnes à :
L’approche de la respithérapie est la même qu'en naturopathie : elle est personnalisée, progressive et respectueuse du rythme de chacun.
Mes clients peuvent choisir d'être accompagnés sur les deux facettes de mon travail. Pour eux, je propose un accompagnement mixte (disponible dans la section Forfaits de ma page Prise de rendez-vous).
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