
Alicia Beckelynck
Naturopathe et respithérapeute
A mon époque, les douleurs de règles pouvaient être banalisées. Pourtant, lorsqu'elles obligent à rester au lit, empêchent de travailler et reviennent chaque mois avec la même intensité, elles perturbent trop la qualité de vie des femmes. Or, elles ne devraient pas être considérées comme une fatalité.
En France, près d'une femme sur deux déclare souffrir de dysménorrhée (IFOP 2021). Pour les chanceuses, elles se limitent à une gêne passagère. Pour d'autres, elles s'accompagnent de crampes dans le ventre intenses, de douleurs lombaires, de troubles digestifs, de nausées, de fatigue importante ou encore de maux de tête.
Si les antalgiques permettent souvent d'atténuer les symptômes, ils ne viendront pas à bout des problématiques sous-jacentes qu’il peut y avoir. Je vous propose déjà d‘ouvrir votre champ de connaissances en répondant à une question essentielle : pourquoi ces douleurs apparaissent-elles ?
En naturopathie, l'objectif n'est pas uniquement de calmer la douleur. On vise surtout à comprendre les mécanismes qui l'entretiennent afin d'agir sur les différents facteurs impliqués : inflammation, équilibre hormonal, alimentation, stress, qualité du sommeil ou encore qualité de la réponse du système nerveux.
Pour pouvoir mettre en place les solutions naturelles les mieux adaptées, il est indispensable de comprendre ce qui se passe dans l'organisme pendant les menstruations.
Chaque mois, sous l'influence des hormones, l'endomètre (muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus) s'épaissit afin de préparer une éventuelle grossesse. Lorsque la fécondation n'a pas lieu, cette muqueuse se détache et est éliminée : ce sont les menstruations.
Pour permettre cette évacuation, l'utérus se contracte grâce à des molécules appelées prostaglandines.
Ces substances sont indispensables au bon déroulement des règles. Cependant, lorsqu'elles sont produites en trop grande quantité, les contractions deviennent plus fortes, plus fréquentes et parfois plus douloureuses. Elles diminuent également temporairement l'apport sanguin vers le muscle utérin, ce qui accentue la sensation de douleur.
Les prostaglandines n'agissent pas uniquement sur l'utérus. Elles peuvent aussi être à l’origine de certains symptômes fréquemment associés aux règles :
Cette composante inflammatoire explique pourquoi certaines habitudes de vie, notamment l'alimentation, peuvent influencer l'intensité des douleurs.
Au début de la puberté, il est fréquent que les cycles soient irréguliers et parfois douloureux. Le dialogue entre le cerveau, les ovaires et l'utérus (axe gonadotrope) met plusieurs années à se mettre en place avant d'atteindre un équilibre et un fonctionnement hormonal plus stables.
Durant cette période, des douleurs modérées et une irrégularité des cycles peuvent donc accompagner les menstruations.
En revanche, lorsque les douleurs deviennent très importantes, apparaissent brutalement alors que les règles étaient auparavant bien tolérées, ou persistent malgré les traitements habituels, elles méritent un avis médical.
Une douleur intense n'est jamais quelque chose qu'il faut simplement apprendre à supporter.
Les professionnels de santé distinguent deux grandes catégories de règles douloureuses.
Elles apparaissent généralement dès les premières années suivant les premières règles.
Elles ne sont liées à aucune maladie particulière mais résultent principalement d'une production excessive de prostaglandines et d'une forte activité contractile de l'utérus.
Ce sont les formes les plus fréquentes chez les adolescentes et les jeunes femmes.
La bonne nouvelle est qu'elles répondent souvent favorablement à une amélioration de l'hygiène de vie et à un accompagnement holistique (global).
Elles apparaissent plus tardivement ou s'aggravent progressivement au fil des années.
Elles peuvent être le signe d'une pathologie gynécologique telle que :
Dans ces situations, un accompagnement médical est indispensable afin d'identifier précisément la cause des douleurs.
La naturopathie peut alors intervenir après le diagnostic en complément du suivi médical pour améliorer la qualité de vie, soutenir les mécanismes anti-inflammatoires de l'organisme et accompagner la personne dans sa globalité (corps, émotions, alimentation et environnement).
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé si :
Ces signes ne signifient pas systématiquement qu'une maladie est présente, mais ils justifient de faire faire un bilan afin d'écarter notamment une endométriose ou une autre affection gynécologique.
Même si avoir mal pendant ses règles est fréquent, les douleurs importantes et handicapantes ne doivent pas être considérées comme normales. L'endométriose constitue aujourd'hui l'une des premières causes de douleurs pelviennes chroniques chez la femme. 1 femme sur 10 en âge de procréer est concernée, soit entre 1,5 et 2,5 millions de personnes en France.
Cette maladie inflammatoire complexe se caractérise par la présence de tissu ressemblant à l'endomètre en dehors de l'utérus. Elle peut provoquer des douleurs importantes, parfois dès l'adolescence, mais son diagnostic reste encore souvent tardif.
Les connaissances actuelles montrent qu'il s'agit d'une maladie multifactorielle, faisant intervenir des facteurs génétiques, hormonaux, immunitaires, inflammatoires et environnementaux. Plusieurs travaux s'intéressent également au rôle potentiel des perturbateurs endocriniens dans son développement ou son aggravation.
L'adénomyose, qui correspond à une infiltration de l'endomètre dans le muscle utérin, peut également être responsable de règles particulièrement douloureuses et abondantes.
Le diagnostic repose aujourd'hui sur un interrogatoire précis, un examen clinique et, si nécessaire, des examens d'imagerie réalisés par un professionnel de santé.
La douleur menstruelle ne dépend pas uniquement du cycle hormonal.
Elle résulte souvent d'une combinaison de plusieurs facteurs qui interagissent entre eux.
L'état inflammatoire de l'organisme, la sensibilité du système nerveux, le niveau de stress, la qualité du sommeil, l'activité physique, l'équilibre alimentaire, certaines carences nutritionnelles ou encore des perturbations hormonales peuvent tous contribuer à augmenter l'intensité des symptômes.
C'est cette vision globale qui fait toute la richesse de l'approche naturopathique.
Plutôt que de rechercher une cause unique, elle s'intéresse à l'ensemble des paramètres susceptibles d'entretenir une inflammation, de favoriser des contractions utérines excessives ou d'amplifier la perception de la douleur.
Au-delà des hormones ovariennes, d'autres messagers chimiques comme les hormones thyroïdiennes, l'insuline ou le cortisol participent également à l'équilibre du cycle menstruel.
Si les prostaglandines sont indispensables au déroulement normal des menstruations, leur production excessive favorise des contractions utérines plus intenses et donc plus douloureuses. Mais pourquoi certaines femmes en produisent-elles davantage que d'autres ?
L'une des explications réside dans l'état inflammatoire global de l'organisme.
Une alimentation déséquilibrée, le manque d'activité physique, le stress chronique, un sommeil insuffisant ou encore certaines carences nutritionnelles peuvent entretenir une inflammation de bas grade. Souvent silencieuse, cette inflammation ne provoque pas de symptômes évidents au quotidien, mais elle peut contribuer à amplifier les douleurs menstruelles.
Adopter une alimentation riche en aliments peu transformés, en légumes, en fruits, en bonnes sources de fibres et en acides gras de qualité participe à créer un terrain moins propice aux réactions inflammatoires.
Il ne s'agit pas de suivre un régime strict quelques jours avant les règles, mais bien de construire, au fil des semaines, une alimentation favorable à l'équilibre hormonal et à la régulation de l'inflammation. Au-delà de vous aider à moins subir vos cycles, de bonnes habitudes alimentaires vous soutiendront tout au long de votre vie et contribueront à vous maintenir en bonne santé.
En apportant les bons nutriments et en limitant les aliments plus problématiques, on pourra progressivement influencer le fonctionnement hormonal, la qualité des membranes cellulaires et la réponse inflammatoire.
Les poissons gras, les noix, les graines de lin ou de chia apportent notamment des oméga-3, dont le rôle anti-inflammatoire est aujourd'hui bien documenté. À l'inverse, une consommation importante d'aliments ultra-transformés, de sucres raffinés ou de graisses de mauvaise qualité peut favoriser un terrain inflammatoire.
Le magnésium est un minéral particulièrement intéressant. Il intervient dans la relaxation musculaire, le fonctionnement du système nerveux et la gestion du stress. Or, de nombreuses femmes présentent des apports insuffisants, notamment en période de fatigue ou de stress prolongé où le corps en consomme de plus grandes quantités.
Le calcium, la vitamine D, les vitamines du groupe B et le fer méritent également une attention particulière, surtout lorsque les règles sont abondantes ou qu'une fatigue persistante s'installe. Certaines carences peuvent maintenir la sensation de fatigue au-delà de la période de règles, perturber le bon fonctionnement hormonal, donc l’humeur, le sommeil, etc.
L'objectif ne sera pas de se gaver de compléments alimentaires, mais d’abord de rechercher à avoir un des apports nutritionnels adaptés à ses besoins. Et chaque terrain, chaque histoire de vie, donc chaque femme est unique.
Lorsque l'on parle du cycle menstruel, on pense spontanément aux œstrogènes et à la progestérone. Mais, ils ne sont pas les seuls à jouer un rôle.
Le fonctionnement des ovaires dépend d'un dialogue permanent entre le cerveau, l'hypophyse et l'utérus. À cela s'ajoutent d'autres hormones, parfois moins connues, qui influencent directement la qualité du cycle.
On sait que la thyroïde joue un rôle essentiel dans le métabolisme. Une hypothyroïdie peut être associée à des cycles plus longs, des règles abondantes ou une fatigue importante, tandis qu'une hyperthyroïdie peut également perturber la régularité menstruelle.
L'insuline mérite également une attention particulière. Lorsqu'une résistance à l'insuline s'installe, souvent très discrètement, elle peut modifier la production de certaines hormones sexuelles et perturber l'ovulation. Ce mécanisme est notamment retrouvé chez de nombreuses femmes atteintes du syndrome ovarien, métabolique et polyendocrinien (SMOP), anciennement syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
Enfin, le cortisol, principale hormone du stress, influence lui aussi le fonctionnement du cycle. Un stress chronique mobilise l'organisme en permanence et peut perturber l'équilibre hormonal en modifiant les messages entre le cerveau et les ovaires.
Nous ne ressentons pas toutes et tous la douleur de la même manière. Le système nerveux joue un rôle majeur dans sa perception.
En période de stress chronique, l'organisme reste en état d'alerte. Le système nerveux sympathique, chargé de préparer le corps à faire face à un danger, reste sollicité sur une trop longue période, sans que le retour au calme soit possible. Cette hypervigilance peut augmenter la sensibilité à la douleur et favoriser les tensions musculaires, notamment dans la région pelvienne.
À l'inverse, lorsque le système parasympathique est mobilisé, l'organisme retrouve les conditions d’une bonne récupération. C'est pourquoi les approches favorisant la détente peuvent compléter utilement la prise en charge des douleurs menstruelles.
En ce sens qu’elle est un précieux levier de gestion du système nerveux autonome, la respiration fait partie de ces outils simples, accessibles et souvent sous-estimés.
Certaines techniques respiratoires, pratiquées régulièrement, contribuent à diminuer la suractivation du système sympathique, à améliorer la variabilité de la fréquence cardiaque et à favoriser globalement une meilleure réponse des mécanismes régulés par le système nerveux autonome. Je recommande des techniques simples comme la cohérence cardiaque, pratiquée à des moments clés de la journée, qui peuvent aider les femmes à mieux vivre leurs cycles et à réduire la perception de la douleur.
Dans ma pratique, l'évaluation de la respiration constitue d'ailleurs un élément très important de l'accompagnement. Une respiration trop rapide, majoritairement buccale ou inefficace peut entretenir un état de stress physiologique qui favorise le maintien de nombreux symptômes, y compris ceux liés au cycle menstruel.
Contrairement à ce que l’on serait tentée de faire, il est généralement contre productif d'interrompre toute activité physique pendant les règles. En effet, l'exercice modéré stimule la circulation sanguine, favorise la libération d'endorphines — les antalgiques naturels de l'organisme — et contribue à diminuer les tensions musculaires.
Bien entendu, il convient d'adapter l'intensité à son niveau d'énergie. Une marche en pleine nature, quelques étirements, du yoga ou une séance de mobilité peuvent parfois être plus bénéfiques qu'un entraînement intensif.
Sachez qu’il existe des postures et des exercices de yoga qui sont spécifiques au fonctionnement des organes sexuels féminins. Notamment, la méthode mise au point par Aviva Steiner, qui permet de faire mieux circuler l’énergie, et en particulier de contrôler les muscles de la région du petit bassin, de pouvoir les contracter, et donc aussi de les relâcher.
On ne sait à vrai dire pas vraiment comment ça marche, mais le fait de contrôler ces muscles et de pratiquer ces exercices avant les règles rendent celles-ci non seulement indolores, mais aussi plus courtes et moins abondantes.
Autre outil : le flux libre instinctif. C’est un moyen de gérer ses menstruations de manière consciente et volontaire, par la maîtrise de l’évacuation du sang menstruel. Les femmes qui le pratiquent peuvent observer une diminution des menstruations, de l’abondance des règles ressentie et de la douleur. Renseignez-vous sur le site officiel : www.fluxlibreinstinctif.com
La phytothérapie accompagne depuis longtemps les femmes dans la prise en charge des troubles du cycle menstruel. Certaines plantes sont traditionnellement utilisées pour leurs propriétés antispasmodiques, relaxantes ou encore pour leur action sur le confort féminin.
Parmi les plus connues figurent notamment l'achillée millefeuille (achillea
millefolium), l'alchémille (alchemilla vulgaris), la camomille romaine ou allemande (matricaria chamomilla) ou encore le cimicifuga (cimicifuga racemosa ou actée à grappes noires). Elles seront choisies en fonction des symptômes, de l'âge, du terrain hormonal et des éventuelles pathologies associées.
Toutefois, les plantes ayant des effets biologiques, elles peuvent interagir avec des médicaments ou même être contre-indiquées en cas de grossesse, d'allaitement ou d'antécédents médicaux particuliers. L’avis d’un professionnel formé est indispensable.
On comprendra bien qu’il n'existe pas de plante miracle ou universelle qui conviendrait à toutes les femmes. Leur utilisation doit être individualisée afin de tenir compte du contexte de chacune.
Les douleurs menstruelles peuvent parfois être majorées par certaines carences nutritionnelles ou par des besoins accrus liés au mode de vie.
Sans qu'une supplémentation soit systématique, il peut être pertinent, après évaluation, de s'intéresser à certains nutriments impliqués dans le fonctionnement hormonal, musculaire et nerveux. Et quand on a besoin d’un “coup de pouce” parce que l’alimentation ne pourra pas à elle seule combler les besoins, les compléments alimentaires (de qualité) sont une aide précieuse.
Comme on l’a dit plus haut, le magnésium, par exemple, contribue au fonctionnement normal des muscles et du système nerveux. La vitamine D intervient dans de nombreux processus immunitaires et inflammatoires. Les oméga-3 participent à la modulation de la réponse inflammatoire, tandis que les vitamines du groupe B ou le fer peuvent être utiles lorsque les règles sont abondantes ou que la fatigue est importante.
Dans certains cas, un bilan biologique réalisé avec le médecin permet d'objectiver une carence et d'adapter les recommandations.
Le sommeil est le grand oublié de la santé en général. Il n'est donc pas souvent évoqué quand on parle de la santé hormonale.
Pourtant, un manque chronique de sommeil influence directement le fonctionnement du système nerveux autonome, augmente la sécrétion de cortisol et favorise l'installation d'un état inflammatoire de bas grade.
À long terme, cette accumulation de fatigue peut, elle aussi, modifier la perception de la douleur et rendre les menstruations plus difficiles à vivre.
Préserver un rythme de sommeil régulier, limiter les écrans en soirée, prendre un repas plus léger, favoriser une chambre calme, fraîche et sombre, ou encore s'accorder de véritables temps de récupération sont des mesures simples qui participent à un meilleur équilibre global.
La naturopathie n'a pas vocation à remplacer le suivi gynécologique ni les traitements médicaux lorsqu'ils sont nécessaires. En revanche, elle peut constituer un accompagnement complémentaire précieux pour mieux identifier les facteurs qui entretiennent les douleurs et agir sur ceux qui sont actionnables.
Chaque femme a son histoire, son mode de vie, son type d’alimentation, son niveau de stress, son équilibre hormonal et des besoins qui lui sont propres. Deux personnes présentant des douleurs similaires n'auront pas forcément besoin des mêmes conseils.
L'accompagnement naturopathique cherche ainsi à identifier les déséquilibres éventuels — alimentation, sommeil, gestion du stress, inflammation, micronutrition ou respiration — afin de construire une stratégie individualisée, réaliste et durable.
Cette approche globale permet souvent d'améliorer la qualité de vie et d'aider les femmes à mieux vivre leur cycle, en complément du suivi médical.
Les règles douloureuses ne devraient jamais être banalisées. Des douleurs qui limitent les activités quotidiennes, reviennent chaque mois avec intensité ou s'aggravent au fil du temps méritent d'être comprises et accompagnées.
En plus de la recherche du soulagement le plus immédiat possible, il est souvent possible d'agir sur plusieurs leviers pour rendre la période des règles plus supportable via l'alimentation, la gestion du sommeil et du stress, l'activité physique qui relance la , la respiration, la micronutrition ou encore certains outils naturels adaptés au terrain et aux possibilités de chacune.
Si vos douleurs menstruelles sont récurrentes ou impactent votre qualité de vie, cet accompagnement personnalisé peut permettre d'identifier les facteurs qui les entretiennent. Grâce à un bilan global intégrant vos habitudes de vie et vos antécédents, il est possible de mettre en place des solutions adaptées, en complément du suivi assuré par votre médecin ou votre gynécologue.
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Crédit photo : halfpoint pour Canva
Des douleurs légères à modérées peuvent accompagner les menstruations, notamment dans les premières années suivant la puberté. En revanche, après la puberté, des douleurs intenses qui empêchent de travailler, d'aller en cours ou de mener une vie normale ne doivent pas être considérées comme une fatalité. Elles méritent un avis médical afin de rechercher une éventuelle pathologie.
Les douleurs menstruelles sont principalement liées aux contractions de l'utérus provoquées par les prostaglandines. Toutefois, leur intensité dépend également d'autres facteurs comme l'inflammation, le stress, la qualité du sommeil, certaines carences nutritionnelles ou encore la présence d'une pathologie telle que l'endométriose.
Une alimentation riche en légumes, fruits, légumineuses, céréales complètes, oléagineux et poissons gras favorise un terrain moins inflammatoire. Les aliments riches en oméga-3, magnésium et antioxydants sont particulièrement intéressants dans le cadre d'une approche globale.
Oui. Le stress chronique influence le fonctionnement du système nerveux autonome et la sécrétion de certaines hormones, comme le cortisol. Il peut augmenter la sensibilité à la douleur et favoriser des tensions musculaires, notamment au niveau du bassin.
Certaines techniques de respiration consciente permettent de favoriser un meilleur équilibre du système nerveux autonome et d'améliorer la gestion du stress. Bien qu'elles ne remplacent pas un traitement médical, elles peuvent constituer un outil complémentaire intéressant dans une approche globale de gestion de la douleur.
Certaines plantes, comme l'achillée millefeuille, l'alchémille, l'angélique ou la camomille romaine, sont traditionnellement utilisées pour accompagner le confort menstruel. Leur choix dépend cependant de nombreux facteurs, notamment de l'équilibre hormonal, des symptômes et des éventuelles contre-indications. Il est préférable de demander conseil à un professionnel formé.
Une consultation est recommandée si les douleurs deviennent très importantes, apparaissent brutalement, s'aggravent au fil des années, résistent aux traitements habituels ou s'accompagnent d'autres symptômes comme des règles très abondantes, des douleurs pendant les rapports sexuels ou des difficultés à concevoir.
Non. L'endométriose est une cause fréquente de douleurs pelviennes, mais elle est loin d'être la seule. Les douleurs peuvent également être liées à des dysménorrhées dites « primaires », à une adénomyose, à des fibromes ou à d'autres troubles gynécologiques. Un diagnostic médical est indispensable pour identifier leur origine.
Non. La naturopathie intervient toujours en complément du suivi médical. Elle vise à agir sur les facteurs liés au mode de vie — alimentation, sommeil, stress, activité physique, micronutrition ou respiration — afin d'améliorer le confort menstruel et la qualité de vie, tout en prenant en compte le diagnostic et les traitements proposés par le médecin.
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